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Systèmes & Infrastructure

QoS Réseaux

Qualité de service, monitoring et performance réseau

Durée
3 jours
Public
Entreprises · Écoles et centres de formation
Modalité
Présentiel ou distanciel
Thèmes
Réseaux

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Mesurer, avant le dashboard.

Tableau d'instruments, Bell Telephone Magazine, 1945 · Internet Archive Book Images · sans restriction connue

À qui s’adresse cette formation

Aux administrateurs réseau et ingénieurs infrastructure qui doivent faire cohabiter, sur le même lien, des flux qui ne supportent pas les mêmes défauts : voix, visioconférence, sauvegardes, trafic bureautique. Également aux étudiants de filières réseau qui ont vu la théorie sans jamais mesurer.

Prérequis : modèle OSI, adressage IP, différence entre TCP et UDP.

Ce qu’on sait faire à la sortie

Mesurer une liaison plutôt que de l’estimer : latence, gigue, perte de paquets, débit utile, et savoir laquelle de ces métriques explique la gêne rapportée par les utilisateurs. Classer et marquer un trafic, choisir entre lissage et limitation, et vérifier ensuite que la politique appliquée fait ce qu’on croit. Enfin, lire une supervision réseau sans confondre une saturation avec un incident applicatif.

Programme

Ce que la QoS traite, et ce qu’elle ne traite pas. Rappels sur le modèle OSI et le comportement de TCP face à UDP en cas de congestion. Les métriques fondamentales — latence, gigue, perte, bande passante — et ce que chacune dégrade concrètement : une perte de 1 % ne se voit pas sur un transfert de fichier et détruit une conversation.

Mesurer. Outils et méthode, protocole de test reproductible, lecture des résultats. Une politique de qualité de service posée sans mesure préalable n’est qu’une hypothèse.

Classification et marquage. Le champ DSCP, les classes de service usuelles, et la question qui décide de tout en pratique : ce que l’opérateur fait réellement de vos marquages une fois le trafic sorti de votre réseau.

Traitement différencié. Files d’attente, lissage (shaping) et limitation (policing) — ce qui les distingue, et les effets de bord de chacun sur les flux voisins.

Supervision. Déploiement d’une pile de supervision réseau en conteneurs, choix des indicateurs, seuils et alertes qui se déclenchent pour de bonnes raisons.

Comment se déroule la session

Les travaux pratiques tournent sur une maquette conteneurisée où l’on dégrade volontairement les liens : on ajoute de la latence, on introduit de la gigue, on provoque des pertes, puis on applique une politique et on mesure l’écart. Cette boucle — dégrader, appliquer, mesurer — est ce qui distingue la QoS comprise de la QoS récitée.

Le parcours se termine par la mise en place d’une politique complète sur un cas donné, depuis l’identification des flux jusqu’à la supervision qui permettra de la surveiller dans la durée.

Modalités

  • Volume : 3 jours (adaptable)
  • Format : présentiel ou distanciel
  • Supports : cours, maquette Docker prête à l’emploi, travaux pratiques et procédures de mesure

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Questions fréquentes

Avant de réserver cette formation

Quelles connaissances réseau faut-il avoir ?
Le modèle OSI, l'adressage IP et la différence entre TCP et UDP. La formation reprend ces points en ouverture, mais elle ne les enseigne pas : elle s'appuie dessus pour aller vers la mesure et le traitement différencié du trafic.
Faut-il du matériel réseau particulier ?
Non. Les travaux pratiques tournent sur une maquette montée en conteneurs Docker, où l'on peut dégrader volontairement un lien — ajouter de la latence, de la gigue, des pertes — et observer l'effet des politiques appliquées. Chacun travaille sur sa machine.
La QoS sert-elle encore quand on a de la bande passante à revendre ?
Oui, parce que le problème est rarement le débit moyen. Une visioconférence se dégrade sur quelques dizaines de millisecondes de gigue, pas sur un manque de bande passante. La formation part de cette distinction et apprend à mesurer avant d'arbitrer.