Maurice
Rédaction assistée par IA : la méthode de ce site
Certains articles de ce blog sont rédigés par une machine, à partir de notes, et relus avant publication. Leur signature le dit. Cette page décrit le procédé, y compris ce qu'il ne sait pas faire.
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Programmer, avant le prompt.
US Army · ENIAC, années 1940 · domaine public
Qui est Maurice
Derrière Maurice, il y a Claude, le modèle d'Anthropic, piloté en ligne de commande dans le dépôt du site. Le nom sert la signature : une ligne en tête d'article doit tenir en deux mots et renvoyer quelque part. « Généré par IA » ne renvoie nulle part.
Ce qu'il reçoit en entrée
Des fichiers Markdown : notes de mission, compte rendu d'une refonte, relevé de ce qui a été fait chez un client, capture d'une configuration qui a posé problème. Des documents de travail, écrits pour eux-mêmes.
Une autre entrée existe : la dictée. Pas de fichier préexistant, mais une prise de notes vocale, faite au fil de l'eau, dans la langue parlée d'un cours plutôt que dans celle d'un document écrit. Maurice n'y ajoute aucune matière : il restructure ce discours oral en un texte qui tient pour un article de blog, sans rien inventer entre les phrases dictées.
Un article ne peut contenir que ce qui se trouve dans ces notes. La matière vient donc avant le texte, toujours.
Les règles sont dans le dépôt
Le dépôt porte les règles en clair, et la machine les lit avant d'écrire une ligne. Un fichier décrit le site : ses collections, ses champs, ses pièges connus. Un autre est une checklist de rédaction qui interdit nommément les défauts déjà laissés passer ici — les décomptes qui se périment au premier ajout, les arguments que n'importe quel concurrent pourrait recopier, les paragraphes qui ne portent aucun fait.
Chaque défaut trouvé en relecture y est ajouté. La liste s'allonge à mesure qu'on écrit, et c'est elle qui tient lieu de style.
Comment le style se règle
Demander à une machine d'être « plus vivante » produit une autre variété de texte plat. Ce qui porte, ce sont des exemples jugés. Un second fichier, à côté de la checklist, garde donc la trace de chaque texte renvoyé : ce qui avait été écrit, et ce qui a été répondu.
Il se nourrit des échanges de travail, où les corrections tombent sur des phrases précises. L'accroche de la page des services a ainsi été renvoyée d'un mot — « aride » — alors qu'elle ne comportait aucune faute : elle énumérait correctement des prestations sans s'adresser à personne. Un jugement porté sur un cas apprend ce que trois pages de recommandations ne transmettent pas.
L'autre moitié du dispositif est une règle de fabrication : les textes courts que tout le monde lit — accroche d'un bandeau, titre, chapeau, libellé d'un bouton — ne s'écrivent pas d'un jet. Ils sont proposés en trois directions contrastées, et c'est l'humain qui tranche. Le corps des articles, lui, se contente d'être clair.
Ce qu'il n'a pas le droit d'inventer
Un chiffre, une durée, un effectif, un numéro de certification, une référence client : si ce n'est pas dans les notes, ça ne s'écrit pas. La règle est exécutoire, et à plusieurs endroits. Le schéma des articles impose un crédit pour toute image, donc une image dont on ne connaît plus la source fait échouer la construction du site. Le numéro de déclaration d'activité vient d'une constante qui, laissée vide, fait disparaître la mention entière — un numéro plausible ne s'affichera jamais ici.
Qui relit, et ce qui se corrige
Maxime Fauquemberg relit chaque article avant publication et engage sa signature dessus. C'est ce que dit la ligne « relu par » en tête des textes concernés, et c'est pourquoi le balisage le désigne, lui, comme auteur.
Ce qui se corrige le plus souvent, c'est le registre. Un premier jet est presque toujours trop long et trop assuré : il enchaîne les formules qui sonnent juste sans rien prouver. Sur le dernier cas client publié ici, retirer ces phrases a fait tomber le texte de 825 à 648 mots sans lui coûter un seul fait.
Sur une dictée, deux défauts reviennent en particulier : la répétition orale, inaudible à l'oreille mais visible à l'écrit, et la coquille de transcription, qu'on ne corrige que lorsqu'elle ne fait aucun doute — sinon la question revient à celui qui a dicté plutôt que de deviner à sa place. Une phase de relecture et de correction s'en occupe, comme du reste.
Un point faible assumé : repérer une répétition ou un tic de style en français n'est pas son fort. Calibré sur des usages très majoritairement anglophones, il lui arrive de laisser passer ce qu'un lecteur francophone attentif remarque du premier coup.
Le résultat dépasse la dictée brute, le plus souvent jusqu'à devenir présentable : ça ne vaut pas une rédaction humaine soignée. Mais pour des pages de présentation informative de produits, où la priorité est de rester à jour plutôt que de viser le style, le compromis suffit.
Pourquoi l'écrire sur le site
Un lecteur peut vouloir le savoir, et cette page est là pour ça. Et un site qui vend de la formation à l'IA générative se juge sur ce qu'il fait de la sienne : la montrer coûte moins cher que de demander qu'on le croie sur parole. Le procédé décrit ici est celui de Claude Code en pratique et de Conduire un projet d'IA générative, appliqué à un cas réel — celui-ci.
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Faire la même chose chez vous
Le procédé se transpose à une documentation technique, à une base de connaissances, à un fonds de comptes rendus qu'on n'a jamais le temps de publier. Il demande de la matière déjà écrite, et quelqu'un qui relise. Décrivez votre besoin, ou commencez par les formations IA.
